Terrains nus au Maroc : des petits propriétaires bientôt soulagés

Terrains nus au Maroc : des petits propriétaires bientôt soulagés
Face à un blocage inédit, le ministère de l’Intérieur vient d’ordonner l’approbation des demandes d’exonération des pénalités de retard sur la taxe des terrains urbains non bâtis, ciblant spécifiquement les petits propriétaires fonciers.
Les services centraux ont instruit les walis et gouverneurs de valider les requêtes d’annulation des amendes pour les parcelles inférieures à 100 mètres carrés. Cette décision met fin à une paralysie administrative observée depuis le début de l’année 2026, au cours de laquelle les autorités refusaient systématiquement de signer ces documents. Dès la semaine prochaine, des correspondances officielles seront adressées aux présidents des conseils communaux. Ce changement de cap soulage immédiatement de nombreux citoyens, dont certains ont déjà été notifiés de cette issue favorable après de longs mois d’attente face à des dettes accumulées impossibles à régler.
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Ce revirement intervient alors que l’administration faisait l’objet de vives critiques, accusée d’être inflexible avec les citoyens tout en facilitant les démarches pour les magnats de l’immobilier possédant de « vastes superficies coûtant des millions de dirhams ». Des sources responsables ont fermement démenti ces allégations, qualifiant ce prétendu favoritisme d’infondé. Elles précisent que les grands promoteurs bénéficient plutôt de règlements à l’amiable en raison des montants astronomiques exigés, et que l’ère des exonérations automatiques accordées par les communes appartient désormais au passé. La rigueur globale des autorités s’inscrit dans une stratégie stricte visant à maximiser ce recouvrement fiscal, qui injecte des milliards dans les caisses des collectivités territoriales.
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Cette volonté de rationaliser la collecte des impôts s’inscrit dans un contexte où les tentatives de fraude persistent. Dans la ville de Tanger et ses communes limitrophes, de nombreux grands propriétaires et promoteurs ont récemment cherché des moyens détournés pour échapper à cette taxe sur les terrains vagues ou pour en minorer la valeur. Ces manœuvres alimentent un débat continu sur d’éventuelles manipulations au sein des commissions mixtes. Ces organes sont en effet chargés de classifier les parcelles et de fixer le barème au mètre carré en fonction de la zone géographique et du niveau d’équipement.